Jour 12 Bologne et Vénétie
13 mai 2007
Bologne
La ville vue d’en haut



Chiesa sans Francesco

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Les arcades

Torre Garisenda et Torre degli Asinelli

Impressionnantes ces tours! Cet effet n’est pourtant pas nouveau, le poète Dante Alighieri, qui a étudié à Bologne et que s’y est réfugié au cours de son exil de Florence, a fait de ces deux tours, le sujet de No me poriano giamai farre menda, son premier sonnet. Dante a même intégré la tour Garisenda au chant XXXI de son Enfer en la comparant à Antée, invincible fils de Gaïa qui reprennait des forces sitôt qu’il touchait terre. C’est toutefois Hercule qui parvint à vaincre ce roi de Lybie en le soulevant de terre puis en l’étouffant, chemin faisant vers les pommes d’or du jardins des Hespérides.

Avec les tortellinis et les tetons des jeunes femmes, les tours forment les trois “T” symboliques de la ville de Bologne. Celle de gauche, la torre Garisenda, culmine à 48 mètres, elle qui en mesurait pourtant près de soixante. C’est qu’elle fut frappée par le même sort que l’on a réservé aux nombreuses autres tours qui parsemaient la ville(180 à l’époque médiévale). Comme les tours, très dispendieuses à construire, étaient considérées comme des symboles de pouvoir, chaque changement politique apportait son lot de décapitation architecturale. C’est donc au cours de la seconde moitié du XIVe siècle que la tour de la famille des Garisenda fut tronquée.
La tour de droite a échappé à ce sort. Construite en 1109, la torre degli Asinelli est la plus haute de la ville avec ses 97,5 mètres. Ceux qui ont le courage de gravir ses 486 marches pourront profiter d’une vue exceptionnelle sur la ville et ses environs. Il s’agit également d’un excellent moyen de comprendre pourquoi Bologne est appelée “la rossa”, la rouge. Ses toits formés de tuiles de terre cuite créent l’effet d’une mer rouge lorsqu’on la regarde la ville à vol d’oiseau. (Merci à Line T. pour les informations sur les tours)
Basilica di San Petronio


Piazza Nettuno


L’université

Ici et là à Bologne

Vénétie


